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Le contexte économique favorable des dernières années a poussé un grand nombre de manufacturiers québécois à accepter plus facilement les économies de primes proposées par leurs courtiers d’assurances et leurs assureurs. Les dirigeants étant confrontés à des défis générateurs de revenus, ils ont négligé l’analyse des conditions d’assurances en contrepartie des baisses de primes.
Cette stratégie est efficace dans une perspective à court terme de réduction des dépenses administratives. En contrepartie, est-ce que les risques de l’entreprise ont été analysés, transférés et couverts adéquatement par les assureurs ? La réponse nous apparaît souvent lors de la présentation d’une réclamation à son assureur, lorsque le dirigeant découvre la triste réalité des restrictions de garanties, des clauses de coassurance et d’exclusion de la réclamation.
L’analyse indépendante des risques d’assurances, un moyen efficace
Le marché des assurances étant en constante évolution, la complexité grandissante du domaine de l’assurance de dommages doit amener les dirigeants et gestionnaires d’entreprises à s’interroger sur la réelle validité de leur couverture d’assurances. À cet égard, une analyse indépendante des courtiers et assureurs permet d’identifier les risques auxquels est confrontée l’entreprise afin de répondre à des objectifs précis :
o Dans quelle mesure les assurances souscrites répondent aux attentes de l’entreprise ?
o Quels sont les risques non assurés dont la réalisation pourrait affecter la quiétude de l’entreprise ?
o De quelle façon l’entreprise est-elle protégée face à la réalisation d’un risque de perte ?
o Qu’elles sont les clauses des polices d’assurance pouvant affecter le paiement d’un sinistre ?
o Comment obtenir un rendement optimal du budget consacré à l’assurance de dommages ?
L’entreprise désirant améliorer sa productivité devrait faire appel à ce processus d’analyse plus régulièrement pour lui permettre de réaliser des gains sur la protection financière de l’entreprise, gains qui apparaîteront au moment de la réalisation d’un risque et du traitement de sa réclamation. Le gain immédiat de prime devient alors un élément secondaire lorsque les pratiques de gestion de risques permettent de sauver l’entreprise d’une perte d’actifs ou de part de marché en raison d’une meilleure planification et protection des risques assurés et non assurés.
En fait, les dirigeants doivent être entièrement rassurés quant aux tenants et aboutissants de ses propres polices d’assurance. Avec la complexité croissante des activités des entreprises et des changements économiques à prévoir pour le marché de l’assurance, l’entreprise devrait se permettre d'évaluer ses assurances au-delà du paiement de ses factures d’assurances au cours des prochaines années.
Martin Grandchamp
Directeur général et conseiller principal
René Laporte et associés inc.
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